Comme à la guerre

Un territoire infesté par la peste se voit ravagé par les cruels guerriers des terres québécoises, en plein coeur de la province. Tentant de garder le fort devant ses ignobles monstres, le peuple feuillu se préparait à la charge alors qu’un seul homme se campait sur une colline éloignée, analysant les faits et gestes de l’ennemi. « Mais qui est cet homme prince? » « Un homme que je n’aurais jamais dû affronter, un homme plus grand que nature, la seule personne qui détienne ce que je possédais autrefois, le projet de toute ma vie. » Assoiffé de vengeance et terrifié par les représailles de la Reine, il n’avait que faire des plaisanteries. Aujourd’hui serait le jour de la rédemption, la colère du soldat avait atteint son paroxysme, il était fin prêt à tout affronter, à tuer cette personne qui venait d’acquérir cette pierre précieuse forgée de par les montagnes du fjord. Une pierre précieuse et extrêmement rare que l’on ne trouve seulement qu’avec des milliers de kilomètres de parcourus. C’était la quête inatteignable que jadis le prince avait réussie à accomplir. Épée à la main, rancoeur dans l’autre, il s’apprêtait à tuer celui qui hantait ses cauchemars et gâchait ses rêves les plus fous. Toutes les nuits étaient comblées de désespoir et de sang, celui qui coulait de ses veines tranchées de manière effrontée. 

 

Après avoir marché dix kilomètres et avoir avancé à travers différentes embuches, notre prince était désormais accroupi à travers la pénombre dans la forêt qui surplombait le royaume de Montcalm. « Majesté! » « Qu’y-a-t-il mon brave? » « Il y a quelque chose qui ne va pas par ici, regardez tout autour de vous! » Le vent soufflait très fort et pourtant c’était une journée parfaite d’été. Les branches s’agitaient et cassaient que trop rarement. Différents arbres se chevauchaient, dont certains que l’on pouvait croire enchantés. « Les chênes semblent impossibles à perturber, mais regardez-les bouger! Les bouleaux sont dévorés par la chaleur obscure qui nous obscure et… Ah non ce n’est pas vrai! » « Dites mon brave! » « Les légendes racontent qu’un jour de canicule au centre d’une contrée conquise, au soleil couchant, les pins seraient tendres, plieraient et bloqueraient le passage aux nouveaux venus! » « En Français je vous en prie, je ne suis pas friand de ces mythes urbains! » « La ville est bloquée, nous ne pourrons pas passer »

 

Le prince gagna son épée, bien enfouie dans son fourreau, et courra droit devant, frappant toutes les brindilles qui lui écorchèrent le visage. Continua son chemin, il pouvait observer sa fameuse pierre emprisonnée dans un rocher. Le rocher avait la forme de son pire ennemi et la pierre était encastrée sur le coté gauche de cette poitrine créée de toutes pièces. « Bon Dieu de merde » Le noir obscure de la nuit a cependant eut tôt fait de gagner le coeur du héro qui s’écroula sur le sol, face contre terre. Se remémorant les souvenirs qui l’avaient marqué, il n’oublierait jamais les moments où il traqua cette proie qui lui était sienne. Aujourd’hui disparue, il savait qu’il devait contenir sa magie et sa puissance dans un endroit scellé, où le monde s’écroulerait avec son royaume d’Érables…

 

Tu as du culot de t’amener ici espèce d’imbécile. Tu croyais tellement bien faire à t’aventurer tout seul, mais saches que cette pierre, elle m’a tout dit. Elle me raconte tout, elle dévore d’envie de m’appartenir. Elle est à moi, rien qu’à moi, et je réduirai ton coeur à néant en déclarant sa puissance noire sur tous les cieux! Seule elle peut vaincre le bien et faire triompher le mal. Mais toi, maigre escroc de la famille Mayou, comment pensais-tu t’en tirer ainsi? Tu n’es que le dernier d’une lignée honteuse qui a souillé ce continent, il t’est impossible de me vaincre!

 

Ah bon? Je te rappelle que je l’avais avant toi, non? N’eut-été de ma mésentente avec sa magie, je l’aurais maitrisé! Mais tu l’as manipulé à ta guise, tu as ruiné des années passées à forger dans le centre même de la Terre une étoile, une divinité, une existence glorieuse qui n’aurait jamais dû te tomber dans les bras! Elle était trop bien pour ça!

 

Tu te racontes des histoires cher prince. Que c’est beau à voir, l’illusion d’un homme perdu par ses propres ambitions. Je savoure à l’instant tout son désir envers mon corps et mon esprit. Je suis l’exemple même de la suprématie, tu ne pourras jamais m’arrêter. Je suis trop beau, trop bon, je possède tout ce que tu n’as pas. Je suis l’incarnation même de ton rêve le plus fou.

 

La vérité éclatera au grand jour quand j’aurai risqué pour une dernière fois toute ma vie pour qu’elle tombe entre de bonnes mains. Ça aurait pu être n’importe qui, mais ça devait être toi, Roi de la pointe. Est-ce que ton junior second du nom sait que sa mère est une nécromancienne hypocrite qui a trahi ma légion d’honneur en ces temps de guerre puérils? Est-ce qu’il sait à qui il fait affaire quand on lui parle de Janel le grand? 

 

Et toi est-ce que tu sais à qui tu as à faire? Tu as à faire avec l’écorcheur sanguinaire qui n’a que faire des merdes dans ton genre!

 

Il serait peut-être temps que Thomas réalise que ce n’est pas par les muscles que l’on devient GRAND! J’ai obtenu ce titre par le coeur.

 

Ton coeur qu’elle a brisé en mille morceaux?

 

Non, mon coeur réparé qui s’apprête à mourir de nouveau pour elle et ma patrie, sa réelle destination.

 

En disant ses mots, le coeur de Janel le grand éclaira la salle au complet d’une lueur orangée. Les guerriers des Érables pénétrèrent la forteresse et terrassèrent  les soldats qui défendaient l’étoile dorée qui s’était enfouie dans le sol quelques années plus tôt. Parti à la recherche de cette dernière, Janel avait risqué son existence pour redorer le blason d’un continent qui en avait besoin. Les recherches effectuées lui avaient permit de découvrir toute l’étendue des constellations au dessus de sa tête. Cependant, au fil des années, il perdu le contrôle de tout et voua une admiration sans égal à ce vulgaire tas de poussière…

 

Se libérant des mailles qui le retenait, Janel prit son courage, réalisa son souhait le plus fou – celui de la retrouver – et frappa à mains nues son truand qui retenait tant bien que mal la colère du Grand qui ne cessa jamais de frapper. Frapper, encore plus, terrasser, tuer, exterminer Thomas qui ne lui servait désormais que d’obstacle à son objectif ultime! « C’EST À JANEL LE GRAND QUE TU T’ADRESSES, FILS DE PUTE » À l’aide de l’étoile, il enfonça tout son désir de vengeance en plein coeur de son ennemi qui mourra sur le coup. Puis, plus rien, le silence régnait. Il ne lui restait qu’une seule chose à faire avant de quitter…

 

Je dois la ramener… À la vie.

 

Par la misère des Dieux, pour tous ceux qui auront perdu la vie pour tes beaux yeux, pour ta puissance éternelle qui enflamme les mortels, pour redorer une planète qui en a bien besoin, pour permettre à une planète entière de manger à sa faim, pour revenir à moi et ainsi me pardonner, je te demande par pitié…

 

Reviens à moi, je t’en prie…

 

À l’amour…

 

Comme à la guerre

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~ par revenger0794 sur 8 janvier 2013.

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