Lieu culte/Futuriste

Dans les abysses d’un blogue emprunt de solitude, mêlé avec un brin de nostalgie et d’écriture sage, je me rends compte que mon écriture a été négligée. Non seulement aie-je oublié de présenter des billets avec du contenu sportif mais aussi avec du contenu informatif. J’ai été très occupé ces temps-ci, en clavardant ou parlant avec elle… Néanmoins, me revoilà en force, pour ce qui s’intitule: Un lieu Culte/Futuriste. Donc, bien entendu, je garde mon style mélancolique… les billets informatifs viendront prochainement. J’espère que tous mes lecteurs y trouveront leur compte, sinon, c’est que j’aurai échoué quelque peu. (Version Grand-Club)

Je suis sur l’autoroute menant au stade des Yankees de New-York. Évidemment, c’est loin pour regarder une simple partie de Baseball. Par contre, il faut avouer que depuis que nos z’amours sont partis, je n’ai point eu la chance de vivre la frénésie poétique des claquements de bancs souvent. C’est donc avec ma Civic que je me balade avec la joie au coeur et la rage au ventre dans le but de donner un nouveau souffle à ma famille. Prodiguer une passion qui est mienne a toujours été une réalisation pleine de valeur à mes yeux, et c’est exactement pourquoi j’ai choisi un match avec une des rivalités les plus intenses de l’histoire des majeures. RedSox vs Yankees, un moment qui sera une vraie pièce d’anthologie. J’ai mon fils Kristopher en arrière en plein sommeil, il m’a tellement hurler aux oreilles que c’était long attendre qu’il s’est épuisé. Le petit adore les matchs à la télévision, j’espère qu’il donnera le goût à sa mère d’en faire autant. Elle, assoupi à ses cotés, a de la misère avec les longs voyages. Le transport n’est pas sa force, pourtant il a bien fallu qu’elle en fasse pour que ce couple survive. Les larmes montèrent à mes yeux, le bonheur appartenait à mon corps et à mon esprit…

Nous passâmes à Time Square où l’on pouvait apercevoir les buildings lumineux. Moi qui déteste la pollution visuelle, ce spectacle s’avérait fantastique. Des bancs prenaient place en plein milieux où les hommes d’affaires parlaient à leurs stupides téléphones cellulaire. Pauvres idiots, vivez votre vie sans votre famille, le réel bonheur. Un soupir accompagnait donc mes pensées révoltantes, mais j’étais quand même heureux à l’idée de retrouver cette ville merveilleuse. Il faut se l’être tenu pour dit, c’est impeccable. Central Park me semble laminé, récuré, lavé, soigné et balayé, il n’y a aucune trace de saleté. Cette fantaisie m’émerveillait, tout comme mon fils unique et ma femme qui prenaient des photos sur les diverses sculptures s’y retrouvant. Ne trouvez-vous pas ça mignon?

Je le vis s’étirer dans cette banquette qui n’était point faite pour les longs repos, et profita de son sourire radieux pour lui dire: « Il ne nous reste qu’une trentaine de minutes mon garçon, sois patient et tu profiteras d’un moment historique dans ta vie. Tu t’en souviendras longtemps, de cette joute sportive. » Il a bien failli me sauter au cou, mais il avait hérité de la maturité de son jeune père. En effet, à dix ans, son attitude était exemplaire. Je n’aurais point eu le temps d’espérer mieux. En plus, ses yeux ressemblaient à ceux de sa maternelle… Les filles le désiraient toutes, mais attention il était un romantique comme ses parents. Il était sérieux, même à 10 ans… J’admirais sa persévérance et son ambition face à ses projets qu’il accomplissait toujours, son écriture à l’eau de rose qui enchantait ses professeurs, son oreille musicale précise et fine, sa voix puissante et juste, mais surtout ses connaissances dans les sports. Il était un passionné, un guerrier.

Elle, fière mère de cet enfant prodige, professait dans une école primaire de la région. Je l’ai rencontrée par hasard, le destin me direz-vous, et depuis je ne peux plus me passer de cette femme. Nous n’étions pas mariés, ce n’était pas une priorité. Les enfants l’adoraient, mais son fils encore plus. Non, ses notes n’étaient pas injustifiés, cette enseignante était faite pour ce boulot. Le temps qu’elle passe avec sa famille est remarquable, compte tenu du fait qu’elle doit corriger des devoirs et autres… Elle incarnait la perfection aux yeux de tous…

Nous nous retrouvâmes dans cet édifice plus grand que le Centre-Bell. Ciel ouvert, pelouse fraichement tondue et tableau de scores splendide, ce stade servait de refuges aux New-Yorkais. Aux pures-laines, ceux qui aiment les Hot-Dogs, les pouces en mousse, la gomme baloune du lanceur. Tout ça, c’était à eux. Quand l’ambiance est ennuyante, ne les visez pas, puisque c’est eux qui rétablissent la situation. Je n’ai jamais vue une vague déferler autant sur une foule. Mon fils était concentré sur la partie, ma femme sur moi, moi sur mon fils, c’était une véritable chaine. La communication se faisait, plus besoin de parler. Il y avait les affiches accrochés aux murs, mais seul Le Bambino attirait mon attention. Je ne sais pas, mais ce joueur avait l’effet d’un aimant. Des néons bleus scintillaient dans les estrades ou dans l’enceinte de la bâtisse, accompagnés de musique enivrante qui nous donnait l’envie de danser comme des fous. Oui, le Baseball est un sport unique. « Je t’aime ma chérie… »Lui dis-je, « Onnnh, mais moi aussi! » qu’elle eu comme réponse. Elle lui semblait peut-être mince, mais elle me suffisait. Je la savais sincère, jamais n’aurais-je pu douter. « Alors Kristo, t’aimes la partie? » « Shh Papa, la partie est commencée! »Répondit-il… C’était bien le fils à son père, comme j’étais fier…

Nous retournâmes l’âme remplie de joie dans notre chambre à coucher. Ce match eu pour résultat final 10-9, un match épique. Mon fils ne tarda pas à analyser les faits saillants… Quel garçon formidable! Ce voyage dura quatre jours, ce qui nous paraissait amplement suffisant. Après tout, la maison familiale est douillette. Alors, au moment de mettre les pieds dans mon bureau, je flatta mon chat, jouflu jr de son prénom, pour qu’il me ronronne sa tirade comme d’habitude. Tout était parfait pour écrire mon article qui allait paraître dans le journal de Montréal le lendemain, mon bonheur n’aurait pu être plus immense… lorsque…

« Chéri… je suis enceinte. » M’annonça-t-elle avec une nervosité naissante. Je la sentais fébrile mais tellement heureuse que j’ai eu le goût d’y donner tout ce qu’elle avait envie jusqu’à notre mort… « Cet enfant, on lui enseignera tout ce que l’on sait. Il sera de pair avec Kristopher… Cette famille sera heureuse et épanouie à jamais… Je t’aime! »

J’espère que ce bref retour vous aura plu, puisque c’était mon but initial. Veuillez notez que les verbes être et aimer ont été évités quelque peu. Ce petit passage futuriste m’aura fait monter les larmes aux yeux je l’admets, mais j’adore ce texte dans son ensemble. Alors, pour les votes, si vous voulez m’en foutre une, faites-le. Seuls les commentaires seront pris en compte, puisque mes lecteurs, sont définitivement merveilleux! Merci beaucoup pour la lecture que vous aurez faites. Merci…(Version Grand-Club)

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~ par revenger0794 sur 2 octobre 2010.

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