Elle sera là

Elle était là, je la sentais. Je ne savais point pourquoi le sentiment de sécurité appartenait maintenant à mon esprit, lui qui toujours fut tourmenté par les questionnements existentielles de l’adolescence. Elle était là, au fond de mon coeur meurtri par le décès d’espoirs qui reposaient dans mon porte-feuille… I wish she was there…

Elle était là, oui oui, à 800km de mon petit chez moi habituel. Son parfum me paraissait inexistant, sa voix était absente, pourtant, elle était dans cette même situation que moi. Je ne l’avais jamais vue, jamais senti, pressenti, entendue, ses paroles restaient tout de même suspendues en une conversation longue de 4 heures. Comment deux jeunes personnes peuvent s’aimer sans pouvoir même s’entendre, ressentir les émotions de l’autre? Je ne savais pas, je ne le sais toujours pas, et ce que je sais, c’est que je ne crois pas en les relations à distance. Alors, pourquoi restais-je accroché à cette beauté divine, cette fille qui était parfaite à mes yeux. C’est simple, je croyais et crois toujours en elle et la simple pensée de la retrouver dans mes bras frêles d’impatiences me donnait pour mission de prendre le train, l’avion, n’importe quoi. « Le jour où vraiment je serai prêt à te rencontrer, je ne te demanderai pas ton adresse. À ce moment, ce n’est pas ma tête qui aura guidé cette décision, mais bien mon coeur… » Il battait, virevoltait, j’en avais le vertige, je perdais l’appétit mais je restais fort. Tout ce que je faisais était pour elle, tout comme ce texte qui peut bien rien dire pour plusieurs qui le liront. I wish she was there…

Mon sommeil était difficile à trouver, mal de tête, mal de coeur… Elle avait changé ma perception de l’amour. J’avais toujours cru savoir qu’un être était fait pour s’aimer seulement à proximité… J’ai changé d’avis, elle m’a rendue une confiance que je croyais perdue à jamais dans les abysses et je sentais le printemps en plein automne pluvieux. Moi, je ne voyais pas des feuilles tomber, je voyais le début d’une nouvelle aventure. Je ferai le chemin qui m’a été tracé, quoiqu’il soit, je braverai tous les obstacles qui se mettront dans mon chemin et nul besoin de vous dire que j’ai envie de finalement l’entourer…

Le temps… il joue contre moi. C’est long attendre, surtout quand l’on a la personne qu’on aime au bout du fil. Je n’avais pas envie qu’elle perde espoir, mais le temps jouait contre moi. Il est vrai que sans ce fameux temps, celui tellement précieux que j’ai savouré à chaque conversations que j’ai eu ces derniers temps, jamais n’aurais-je appris à aimer et à être aimé. Ma peine s’est transformée en une vague de bonheur, le temps m’avait aidé. Finalement, l’amour fait que l’on s’en fout des secondes qui s’égrainent, des minutes qui passent et des heures qui s’écoulent, en autant qu’un jour je lui dise en face et non avec un émoticone en forme de coeur, « Je t’aime » un millier de fois…

J’avais peur de la réaction des parents de celle-ci, de les miens, mais je n’allais pas arrêter face à ça, au contraire. « Aimer » c’est un gros mot vous me direz, allez ne me dites pas que vous n’avez jamais ressenti ça à ce jeune âge. J’avais bien trop d’amour à offrir, et cette fille allait tout le recevoir. Il lui était destiné, ça lui procurera un bien fait énorme. J’avais peur qu’à force, elle choisisse un autre gars de sa région, qui malgré tout serait une bien maigre consolation. Comme elle a si bien dit, « Je suis le gars parfait », je n’y croyais pas, mais après tout, qui était parfait? J’étais impatient, un peu sérieux sur les bords et mon visage ne voulait pas étirer son plus beau sourire, non monsieur, je ne suis pas parfait. Je lui ai tant vanté sa personnalité, sa beauté extérieur mais bien plus celle à l’intérieur… Elle était pareil que moi, pratiquement les mêmes valeurs et je n’ai jamais vu une fille avec autant de points en commun… Sa photo faisait baver mes amis, elle me faisait craquer. Cheveux bruns plats, exactement ce que j’aime. Un visage d’ange, aucune malice. T’as l’goût de sourire juste en la voyant, elle inspirait la bonté et la générosité. Souvent je me suis dit que c’était injuste, mais j’ai compris. Je l’aime et elle aussi m’aime, là au moins on est sur de notre affaire.

Je suis Nathan Mailloux Brochu, et je crois que mon amour allait survivre assez longtemps pour que je la retrouve. Ne perdez pas espoir, si votre coeur dicte cette pensée, c’est qu’il a raison. Un jour, vous ne direz pas « I wish she was here » mais bien « You are finally here… »… je suis le gars le plus chanceux au monde. Elle était là, dans mon coeur, j’étais dans le sien, nous étions connectés malgré tout. « I’m a lucky man… »

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~ par revenger0794 sur 22 septembre 2010.

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